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Partir en apprentissage en Italie

Déborah, Apprentie

Italie - Formation

Et si on allait voir ailleurs comment on travaille ? C’est ce qu’a fait Déborah en 2017, partie en tant qu’apprentie à San Remo (Italie) pendant deux semaines pour travailler dans un centre de recherche en horticulture.

Comment vous êtes-vous retrouvée à San Remo, alors que vous étiez apprentie en France ?
J’ai commencé mes études par une Licence de droit, que j’ai validée. Mais cela ne me convenait pas, je voulais travailler en extérieur. Je me suis donc inscrite en apprentissage au Brevet professionnel agricole (BPA) dans la spécialité Travaux des productions horticoles. La préparation se faisait au sein d’un CFA en Savoie, près de Chambéry. Une de mes formatrices m’a un jour parlé d’un centre de recherche italien qui accueillait des apprentis : j’ai tout de suite été partante !

Pourtant, vous étiez employée en France ?
Oui, au service des espaces verts de la mairie d’Aix-les-Bains, qui a été d’accord pour ce séjour. Le CFA s’est occupé de toutes les démarches et je suis partie !

Saviez-vous qu’Erasmus finançait des bourses pour les apprentis ?
Je savais qu’on pouvait partir à l’étranger, mais je pensais que cela ne me concernait pas : d’abord par ma spécialité – jusque-là, seuls les élèves de la spécialité Paysage partaient à l’étranger, je suis la première de la spécialité Horticulture – puis par mon âge : je pensais que seuls les plus jeunes étaient visés par le programme.

Racontez-nous cette expérience italienne…
J’étais en immersion pendant deux semaines au Centre de recherche régional en horticulture, à San Remo. J’ai ainsi pu voir ce que faisaient les chercheurs en laboratoire, notamment la multiplication in vitro. C’était passionnant ! Le centre était spécialisé en marguerites et en ellébores (qu’on appelle aussi les « roses de noël »). Leurs recherches portaient sur les meilleures variétés, des fleurs à la fois esthétiques et résistantes aux parasites. J’ai également travaillé avec les testeurs sur des manipulations classiques comme le bouturage, le rempotage, etc.

Que vous a apporté ce voyage ?
C’est enrichissant professionnellement car j’ai pu comparer les techniques de travail françaises et italiennes, et j’ai notamment vu le manque de moyens des Italiens. Sur mon CV, ce voyage est un plus : il montre que je me suis renseignée à l’étranger, que j’ai fait des manipulations que je n’aurais pas faites en France, que je suis allée voir des choses bien en amont de l’entretien des plantes. Quand j’en ai parlé à mon employeur, il était intéressé par l’état d’avancement des recherches.

Votre employeur ?
Eh bien je suis toujours employée par la mairie d’Aix-les-Bains, en apprentissage. Mais cette fois, dans le cadre de mon BTS Aménagement paysager, que j’achèverai l’année prochaine.

Quels conseils donnez-vous aux apprentis qui partent en Erasmus+ ?
Ne partez pas à l’aveugle, intéressez-vous d’abord à l’endroit où vous allez travailler. Révisez un peu la langue du pays et surtout anticipez : pensez à la carte européenne de santé et à l’assurance rapatriement. Enfin, vérifiez bien votre budget : si la bourse paie une partie des frais, elle ne couvre pas tout ; il faut prévoir les dépenses quotidiennes en plus du loyer et du voyage.

 

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