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Faire son stage de master en Autriche au contact des loups

Sylvain, 24 ans, est parti en Autriche.

Autriche - Stage

Ses six mois de stage obligatoires en fin de master 2, Sylvain les a validés en Autriche, en 2016. Et il en a très simplement profité pour rencontrer… les loups.

Vous êtes parti six mois en Autriche, en tant qu’étudiant Erasmus+. Quel est votre meilleur souvenir ?
Pour la première fois de ma vie, j’ai rencontré des loups. J’étais en stage dans un centre de recherche canin. Une fois par semaine, chercheurs et stagiaires se glissaient dans une meute de loups ou une meute de chiens, dans de grands enclos adaptés. Les loups venaient autour de nous : ils nous sentaient, nous léchaient ; il y a des loups plus ou moins curieux. J’ai eu droit à cette rencontre dès la première semaine, je ne m’y attendais pas ! Et puis en fin de stage, nous avons même accueilli des louveteaux, avec lesquels nous avons joué.

 

C’est original comme voyage Erasmus !
Oui. Le lieu lui-même était original : le centre de recherche, qui était rattaché à l’université de Vienne, était à une heure de la capitale, au milieu des champs dans un environnement vallonné. C’était excentré : la première ville, à cinq kilomètres de là, ne comptait que quelques habitants et deux commerces.

 

A quel rythme travailliez-vous ?
Cinq jours de travail par semaine. Mais comme nous travaillions avec les animaux, le rythme était très aléatoire.

 

Reprenons depuis le début : comment avez-vous trouvé ce stage ?
J’étais étudiant en master 2 Biologie du comportement, à l’université François Rabelais de Tours. Je devais effectuer un stage de fin d’année. Ce stage, je voulais le faire sur le thème du comportement canin (loup, chien) : mon mémoire porte en effet sur les comportements pro-sociaux canins, c’est-à-dire l’aide entre congénères ; je voulais donc un stage qui me permette de tester la pro-socialité de chiens et des loups qui vivent en meute. J’ai écrit aux centres de recherches européens sur le sujet : il y en a peu ! Le centre de recherche autrichien est le seul à m’avoir répondu positivement.

 

Comment avez-vous procédé ensuite ?
Le stage n’étant pas rémunéré, une enseignante de Tours m’a parlé des bourses Erasmus+. Je me suis adressé à la personne en charge du programme à l’université et j’ai déposé un dossier. J’ai décroché 400€/mois pendant 6 mois.

 

Comment s’est passé votre accueil sur place, en Autriche ?
Très bien. J’étais logé dans le centre de recherche où il y avait un chalet, à 80€/mois où ne résidaient que des étudiants rattachés au centre. Au début, j’étais un peu perdu. Je n’étais pas attendu avec des banderoles : les chercheurs accueillent beaucoup d’étudiants chaque année.

 

Quelle langue parliez-vous ?
L’anglais, car c’est un centre de recherche international. J’étais assez mauvais en anglais, avant de partir. Mais Erasmus+ nous donne un accès à des cours en ligne. J’ai suivi 70 heures de cours en ligne sur les 6 mois. Et j’ai progressé en 6 mois plus que dans toute ma vie d’étudiant !

 

Pensez-vous que ce soit un plus d’avoir fait votre stage à l’étranger ?
Sans hésiter. Les recruteurs que j’ai rencontrés se sont montrés intéressés par mon profil. Certes, ils en avaient vu de meilleurs, avec plus d’expérience. Mais mon stage autrichien compensait, m’ont-ils dit. Quant à mes profs, ils estiment que cela compte beaucoup d’avoir travaillé ailleurs que dans son université de rattachement.

 

Que faites-vous aujourd’hui ?
En septembre 2017, j’ai commencé une formation d’éducateur canin