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Effectuer son stage de Bac Pro « Boulangerie-pâtisserie » en Angleterre

Marion, Lycéenne

Angleterre - Formation

A seulement 17 ans, Marion, jeune lycéenne de la Vienne, est partie cinq semaines en Angleterre, pour un stage. Une immersion complète – et longue – qui lui a appris l’autonomie et donné le goût des baignades en eau froide !

Tu es partie très jeune en voyage Erasmus+. Comment ça s’est passé ?
En effet, j’avais 16 ans, et j’étais en Première Bac pro Boulangerie-pâtisserie. Je suis partie en stage à Plymouth au Royaume-Uni pendant cinq semaines, entre novembre et décembre 2017. La première entreprise qui m’a accueillie était un terminal de cuisson : ce n’était pas vraiment une boulangerie, c’est le moins qu’on puisse dire ! Au bout de deux jours, j’ai donc demandé à l’école anglaise partenaire de mon lycée à changer d’entreprise. C’est ainsi que j’ai commencé mon « vrai » stage, dans un centre de production qui fournissait dix boulangeries de la ville.

Quelles étaient tes missions ?
J’avais une spécialité Pâtisserie, je réalisais donc des mille-feuilles à la fraise, des donuts, des cakes de noël ou encore de l’enrobage au chocolat. C’étaient des taches variées ! J’ai parfois travaillé en spécialité Boulangerie, mais cela se résumait à fabriquer de gros pains.

Comment est accueillie une petite Française stagiaire dans une entreprise anglaise ?
Très bien ! Il y avait un autre stagiaire français avec moi et les patrons nous faisaient confiance, nous étions en autonomie : ils nous donnaient juste les consignes, nous expliquaient ce qu’il fallait faire, et après je le faisais seule. C’est comme ça que j’ai découvert de nouvelles spécialités et techniques.

Pourquoi avoir choisi un stage à l’étranger ?
Lorsque je cherchais un lycée pour faire mon bac pro, le lycée professionnel Marc Godrie à Loudun (86) m’avait informée qu’ils organisaient des départs Erasmus+. Cela m’intéressait beaucoup de découvrir autre chose, de partir. J’ai choisi le lycée surtout pour cette raison. Parmi les destinations, nous avions le choix entre le Royaume-Uni, l’Espagne, la Belgique et l’Allemagne.

Et qu’ont dit tes parents ?
Cela ne les dérangeait pas, ils disaient que c’était une opportunité. Au collège, j’étais déjà allée en Italie, et j’étais aussi allée en vacances plusieurs fois à l’étranger. Mais c’est la première fois que je partais aussi longtemps.

Quels sont tes meilleurs souvenirs de Plymouth ?
L’ambiance dans ma famille d’accueil, sans hésiter. C’était un couple d’un certain âge, très accueillants. Pendant mon séjour, des étudiants Polonais sont arrivés et le soir, par exemple, nous faisions des jeux tous ensemble, nous parlions avec le père de famille. Ah j’oubliais : je me suis aussi baignée dans la Manche, dans une eau à 11°C !

Qu’est-ce que ce voyage a changé pour toi ?
Avant même de partir, j’avais le projet de faire les Compagnons du Devoir ; ce voyage a renforcé mon projet. J’ai vraiment le goût du voyage et je sais que les Compagnons doivent voyager beaucoup pendant leur formation Et puis, je me sens plus autonome depuis mon retour, car à Plymouth, il fallait que je me débrouille, que je voyage seule pour rentrer à la maison. Cela m’a marquée et beaucoup appris. Enfin, en langues, je peux désormais tenir une conversation en anglais !

Que conseilles-tu aux lycéens qui voudraient faire comme toi ?
Une fois sur place, il faut aller vers les gens, leur parler, s’intéresser à leurs rituels quotidiens, à leurs habitudes. Sans cela, on ne découvre pas vraiment leur vie.

 

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