Les ambassadeurs

Donner des outils, accompagner les établissements

Anne-Marie, DAREIC

Belgique, Autriche, Allemagne, Espagne, Pologne, Italie, Portugal, Finlande - Formation

Anne-Marie Vrigneau est la déléguée académique de la DAREIC (Délégation académique aux relations internationales et à la coopération) de Poitiers. Partie plusieurs fois avec Erasmus, elle partage aujourd’hui son expérience pour accompagner enseignants et chefs d’établissement.

En quoi consiste votre fonction ?
Dans l’académie de Poitiers, j’assure la coordination des activités des écoles, collèges et lycées en matière d’échanges internationaux. Concrètement, il s’agit d’échanges individuels ou de classes, d’activités internationales dans les établissements généraux, techniques et professionnels, de perfectionnement linguistique d’enseignants, de soutien pédagogique à des établissements étrangers et d’appariements d’établissements.

Vous connaissez donc bien le dispositif Erasmus+ !
En effet ! Je fais en sorte que nos établissements puissent en bénéficier, mais je ne pars plus moi-même. Je suis partie plusieurs fois lorsque j’étais chef d’établissement. Entre 2006 et 2015, j’ai ainsi découvert la Belgique, l’Autriche, l’Allemagne, l’Espagne, la Pologne, l’Italie, le Portugal et la Finlande, lors de voyages d’une petite semaine à chaque fois.

A quel genre de voyages participiez-vous ?
Tout a commencé en 2006 : je suis partie à Oviedo en Espagne, pour un « séminaire de contact ». Il s’agissait de rencontrer des partenaires et des homologues pour mettre en place des actions où les élèves pourraient montrer leurs compétences citoyennes et environnementales (tri des déchets, gestion de l’énergie, etc.). Les années suivantes, je suis repartie régulièrement en séminaire de contact sur d’autres thèmes tels que la solidarité internationale ou le transfert d’innovation.

Que retenez-vous de ces voyages ?
Outre la découverte des pays, je retiens surtout la méthode et la rigueur dans le montage d’un projet Erasmus+. Grâce à cela, j’ai appris la gestion de projet, la valorisation, le suivi. Cela me sert beaucoup aujourd’hui !

En quoi cela vous aide-t-il ?
Au quotidien, j’aide des établissements à monter des projets Erasmus+ : grâce à mes expériences partenariales à l’étranger, je peux leur donner des outils, les accompagner. J’ai d’ailleurs développé mes propres outils, en plus de ceux disponibles sur la plateforme des développeurs Erasmus+ : des fiches-méthode pour mesurer l’impact d’un projet ; des fiches de compétences clés et transverses pour les élèves ; un mode d’emploi de rapport d’évaluation, etc.

Pensez-vous que les enseignants et chefs d’établissements connaissent bien Erasmus+ ?
Les possibilités de départs ne sont pas assez connues. Récemment, j’ai encore aidé un enseignant qui voulait créer un partenariat avec le Portugal et qui cherchait un financement. Il ignorait qu’Erasmus+ le permettait. C’est pourquoi cette année, j’ai proposé, dans la formation des enseignants et chefs d’établissement, une session d’une journée baptisée « Comment financer un échange avec Erasmus+ ».

Ces séminaires à l’étranger sont-ils indispensables pour faire aboutir un projet ?
Le voyage sur place est essentiel pour capter l’ambiance, rencontrer les gens. En voyageant, vous prenez conscience que votre façon de faire, qui paraît si évidente et anodine, ne l’est pas tant que ça. Lors d’un voyage comme celui-là, l’intérêt principal – pour les élèves comme pour nous – n’est pas tant l’apprentissage de la langue que dans le développement des compétences d’adaptation. C’est important de se confronter au miroir que nous renvoie l’étranger.