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Les ambassadeurs

Vivre une expérience européenne en Italie, à Chypre, aux Pays-Bas et en République Tchèque

Ivan, Jeune actif

Italie, Chypre, Pays-Bas, République Tchèque - Formation

Ivan, 30 ans, est parti en Italie, à Chypre, aux Pays-Bas et en République Tchèque. En 2012, Ivan passait neuf mois dans le Tyrol italien comme volontaire européen (SVE) Erasmus+ auprès d’une association d’aide aux réfugiés. Depuis, il est rentré en France. Mais son expérience Erasmus+ ne s’est pas arrêtée là…

Depuis votre retour, avez-vous de nouveau voyagé ?
Oui, beaucoup ! Je suis parti plusieurs fois avec Erasmus+. En 2014, j’ai passé une semaine à Chypre pour travailler sur un projet réunissant huit pays ; j’y ai notamment fait du théâtre et animé une formation sur le processus créatif. En 2015, je suis allé en Hollande pendant deux semaines, auprès d’une association qui montait un spectacle que nous avons joué dans deux villes dont Amsterdam. J’ai aussi…

La liste ne s’arrête pas là ?!
Non ! En 2016, je suis parti trois mois en République Tchèque, grâce à un partenariat Erasmus+ / Pole Emploi. J’ai ainsi pu travailler dans deux associations : la première avait une finalité culturelle, la deuxième une finalité sociale puisqu’elle s’occupait des migrants. A cette occasion, j’ai réalisé un court-métrage sur des sans-abris et j’ai effectué un travail préparatoire à la rédaction d’un manifeste pour le droit des migrants.

Vous avez une sacrée énergie…
Et je ne vous dis pas tout ! Car j’ai beaucoup de projets, même en France où je suis en train de créer un collectif artistique à Marseille. Et puis, je parle beaucoup de mes expériences passées aux jeunes qui étudient dans le lycée où je travaille, je leur dis à quel point c’est précieux de partir à l’étranger, en Erasmus+.

Vous les incitez à partir ?
Je les informe, plutôt. Le SVE (service volontaire européen), comme les nombreux dispositifs d’Erasmus+, sont mal connus du grand public. J’ai eu la chance de partir et je veux leur donner cette chance aussi. C’est tellement formateur comme expérience ! Il faut que ça se sache. J’ai ce coté militant et je veux leur faire connaître à ma façon.

Quelle est votre façon de faire ?
Je le fais à l’occasion de discussions dans la cour, ou à l’internat dont je m’occupe également ; je leur raconte mon expérience ; certains me répondent qu’il faut avoir de l’argent pour partir, ce qui n’est pas forcément vrai, le SVE en est la preuve. Et puis je leur montre un fascicule que j’ai créé moi-même : j’ai imprimé et relié des témoignages sur le sujet, des articles de presse, des informations pratiques sur le départ à l’étranger. Dedans, ils y trouvent beaucoup d’informations.

L’Europe traverse en ce moment une crise. Comment la vivez-vous ?
La montée des populismes, le Brexit, la crise des migrants, tout cela peut faire peur. Mais on ne pourra pas s’en sortir sans l’Europe. J’ai confiance, on trouvera une solution. Les populismes sont effrayants mais ça peut donner un coup de fouet de se réunir pour lutter contre. Cela passera par la jeunesse car je vois en elle la montée d’un militantisme positif et sain. Cela passera aussi par Erasmus+ et des dispositifs comme le SVE. Etre Européen, ce n’est pas juste avoir un passeport : c’est une mentalité ouverte.

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