Share on FacebookTweet about this on Twitter

Les ambassadeurs

Avoir à la fois un diplôme de KTH Stockholm et de l’ENSAM en France

Mathilde, Etudiante

Suède - Stage

Avant mon Erasmus, j’avais peu voyagé mais je savais qu’il fallait que j’apprenne l’anglais pour mon futur métier d’ingénieur. C’est pour ça que je suis partie au début. Une fois là-bas, j’ai découvert tellement de choses différentes: de nouvelles cultures, des personnes incroyables. Ça m’a donné envie de continuer à découvrir d’autres pays. Je suis désormais plus curieuse.

Je m’appelle Mathilde Brizon. J’ai 24 ans et j’ai un double diplôme de l’Ecole Nationale Supérieur des Arts et Métiers et de l’Institut Royal de Technologie de Stockholm. J’ai étudié 1 an à Stockholm mais j’ai également fait un stage de 6 mois en Allemagne. Je suis passionnée d’informatique, de lecture et du Japon. J’adore voyager et découvrir de nouvelles cultures, une passion qui s’est développée grâce à mon Erasmus.

achipelago2
Qu’est-ce qu’un double-diplôme ?
Le double-diplôme consiste à faire une partie de ses études dans une autre université. Cela m’a permis d’avoir à la fois un diplôme de KTH Stockholm et de l’ENSAM en France. Mes études sont tournées vers la mécanique notamment la structure des avions. Avant mon départ à Stockholm, j’ai été suivi par mon école française mais une fois arrivée là-bas, je n’ai plus trop eu de contacts. Heureusement j’avais un coordinateur suédois qui m’a bien aidé pour toutes les démarches administratives liées à mes études. En Suède, les étudiants internationaux sont logés dans des résidences universitaires. On fait une demande à l’école et on obtient une chambre.

Et pour les bourses ?
La Suède est un pays très cher et je n’avais pas de bourses du gouvernement français puisque je n’étais pas éligible. Grâce à mon école, j’ai pu obtenir une bourse de la société des arts et métiers et j’ai également monté un dossier pour recevoir une bourse privée d’une fondation, que j’ai obtenue ! J’avais également la bourse Erasmus+. Ce n’était malheureusement pas suffisant : mes parents m’ont donc soutenu. Normalement, le double diplôme prévoyait que je reste 1 an et demi sur place, mais pour éviter à mes parents de me soutenir aussi longtemps, j’ai pris plus de cours et j’ai réussi à valider tous mes crédits universitaires en 1 an.

Quels sont les avantages du double-diplôme ?
Déjà, cela m’a permis de parler anglais couramment. Tous mes cours étaient en anglais. C’est comme ça en Suède : à partir du master, tous les cours sont dispensés en langue anglaise.
J’ai deux diplômes. Comme l’ENSAM n’est connue qu’en France, avoir le diplôme de KTH me permettra d’être plus facilement embauchée à l’étranger. KTH est très connu des entreprises pour lesquelles j’espère travailler plus tard.
J’ai également été obligée d’apprendre le suédois. C’était super, mais j’ai eu du mal à le pratiquer avec les natifs. En effet, là-bas tout le monde parle anglais. Afin de valider mon diplôme, je devais obtenir le grade B2 en Suédois, j’ai donc de bonnes bases !

Et l’Erasmus en Suède, c’est comment ?
Cette expérience à l’étranger m’a permis de voyager autour de la Suède. J’ai donc visité Tallin, Riga, Helsinki. Un ferry traverse la mer pendant plusieurs jours et s’arrête dans ces différentes villes. On fait la fête le soir sur le bateau avec d’autres étudiants et la journée on pouvait visiter ces villes !

J’ai aussi vécu des choses incroyables comme voir des aurores boréales ou caresser des rennes.

Par contre, la nourriture suédoise n’est pas très gastronomique : c’est boulette de viande et pommes de terre ! Ils ont aussi des sortes de tubes, comme un tube de dentifrice, avec de la pâte alimentaire dedans. Il y a des goûts étranges comme caviar ou crevette. Les Suédois étalent ça sur des pains très durs le matin pour le petit déjeuner.

Des différences entre le système éducatif français et suédois ?
En France, on fait toute notre scolarité d’un coup, pas de pause et un parcours tout tracé alors qu’en Suède c’est très facile de faire des césures pendant son cursus universitaire. Ces pauses leur permettent de travailler ou de voyager pour découvrir ce qu’ils ont vraiment envie de faire plus tard. Peut-être que si on a beaucoup de réorientation en début de parcours universitaire en France, c’est parce qu’on n’a pas vraiment la possibilité de voir d’autres choses avant de se décider.
Les Suédois sont également plus attentifs en cours. Je pense que c’est parce qu’ils choisissent leurs cours. Ils ne sont pas coincés dans des cours qu’ils n’aiment pas donc ils viennent parce que ça les intéresse !
On a également moins d’heures de cours en Suède et plus de projets en équipe. C’est vraiment sympa comme atmosphère de travail. Bien sûr, comme il y a moins d’heures de cours, il y a aussi moins de vacances.
Ce que je trouve dommage en France c’est que nous n’avons pas de cours en anglais. Les étrangers que j’ai rencontrés me disaient qu’ils aimeraient bien étudier en France mais qu’ils ne pouvaient pas parce qu’ils ne parlaient pas français. Nos cours ne sont pas en anglais alors qu’en Suède c’est systématique dès le cursus de master.

Et au niveau des différences culturelles ?
J’ai trouvé que les gens étaient plus honnêtes en Suède. Ils sont moins méfiants les uns des autres et on se sent plus en sécurité qu’en France. C’est étrange, mais les magasins n’ont pas de portiques de sécurité, il y a une grande confiance mutuelle.

Qu’est-ce que t’ont apporté tes mobilités ?
Avant mon Erasmus, j’avais peu voyagé mais je savais qu’il fallait que j’apprenne l’anglais pour mon futur métier d’ingénieur. C’est pour ça que je suis partie au début. Une fois là-bas, j’ai découvert tellement de choses différentes: de nouvelles cultures, des personnes incroyables. Ça m’a donné envie de continuer à découvrir d’autres pays. Je suis désormais plus curieuse. J’ai pu effectuer mon stage en Allemagne. Je n’aurai jamais pu être prise sans mes études en Suède, car je ne communiquais qu’en anglais. Je viens d’être sélectionnée pour un programme d’échange au Japon. C’est un programme très sélectif et je sais que j’ai été prise grâce à mes expériences internationales: ils cherchaient des personnes capables de s’adapter facilement à une nouvelle culture et d’apprendre rapidement les langues. Mon double-diplôme en Suède m’a ouvert les portes de ce pays.

Découvrir le Japon est mon rêve d’enfant et grâce à mes séjours en Suède puis en Allemagne, je peux désormais le réaliser : je pars début septembre au Japon !

Enfin un mot pour décrire ton Erasmus ?
Je n’ai pas un seul mot ! Mais si je devais choisir, je dirais que mon Erasmus a été un tremplin pour mon avenir. J’ajouterai aussi « extraordinaire » parce que j’ai vu des choses merveilleuses, rencontré des personnes venant de différents pays avec des cultures différentes. Au lieu de ne découvrir que la culture suédoise j’en ai découvert plein d’autres et ça c’était extraordinaire !

chien de traineau2

Photos : Mathilde Brizon

 

 

Témoignages associés