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Les ambassadeurs

Etudier en Croatie pour progresser en langue

Léa, Etudiante

Croatie - Etude

Sur son blog (https://leamstramgram.com), Léa enregistre entre 8 et 10 000 visites uniques par mois. Sinon, dans la vie, elle est étudiante en Licence pro. En 2015, grâce à Erasmus+, elle partait huit mois en Croatie.

Les internautes vous connaissent comme blogueuse. Avez-vous une vie à côté du Web ?
Oui ! Je suis étudiante en Licence professionnelle Chef de projet communication. Cela représente six mois de cours puis six mois de stage. Et d’ailleurs, je fais mon stage en ce moment même auprès du social media manager de Marcel, une entité de Publicis.

Il y a un an, vous reveniez d’un voyage Erasmus+. Racontez-nous.
C’était pendant mon DUETI (diplôme d’université d’études technologiques internationales, bac+3) techniques de commercialisation que je préparais à l’IUT Bordeaux Montesquieu. Parallèlement, j’étais inscrite dans une université croate en Licence d’économie et tourisme avec laquelle l’IUT Bordeaux Montesquieu avait un partenariat. Et c’est dans cette université croate que je suis allée suivre des cours pendant huit mois.

Pourquoi cette envie de suivre des études à l’étranger ?
J’ai toujours beaucoup voyagé depuis que je suis petite. Après mon DUT (bac+2), je ne savais pas vraiment vers où m’orienter. On m’a proposé le DUETI qui m’a attirée, notamment pour perfectionner mon anglais. Je connaissais déjà le Royaume-Uni, l’Irlande, et puis ce n’était pas original d’apprendre l’anglais en Angleterre. J’ai choisi la Croatie, car les cours aux étudiants étrangers y étaient donnés en anglais. Je me suis ainsi retrouvée dans un village nommé Pula, en bord de mer, dans le nord du pays, en Istrie.

Comment s’est passée votre année d’étude ?
J’ai été accueillie  avec d’autres élèves européens : Espagnols, Italiens, Polonais, Tchèques, Allemands, Russes. J’avais choisi mes cours avant d’arriver sur place car je devais les faire valider depuis la France. En classe, je me souviens que nous étions peu nombreux car les Erasmus avaient leurs propres cours. Nous étions parfois trois ! C’est mieux parce que les profs avaient plus de temps pour nous.

Comment était la vie à Pula, en Croatie ?
C’est très sympa de mai à octobre… mais j’y étais d’octobre à mai ! A cette période, il n’y a pas grand chose à faire, beaucoup de magasins ou de musées sont fermés, il n’y pas de festivals. Mais je viens de Royan, en Charente-Maritime : c’est le même genre de ville en bord de mer, donc je n’étais pas trop dépaysée.

Et les Croates ?
Les Croates ne parlent pas anglais. J’ai fini par prendre des cours de croate, à l’université. Et puis, c’était compliqué de rencontrer des locaux : ce n’est pas une ville où il se passe beaucoup de choses, et l’université n’organise rien pour nous intégrer. Mais à force, on a réussi à se faire un groupe d’amis Croates qui parlait très bien anglais.

Ce voyage vous a-t-il malgré tout apporté quelque chose ?
Oui, je n’étais jamais restée aussi longtemps à l’étranger. Ce voyage m’a faite grandir : j’étais seule, il fallait se débrouiller. En France, même administrativement, j’avais plutôt tendance à appeler mes parents. Là, il fallait se prendre en main pour que ça marche.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui voudraient partir ?
Il faut bien repérer le pays où l’on pourra pratiquer la langue si l’on veut progresser. Il faut aussi se renseigner sur le coût de la vie : j’ai des amis partis en Suisse qui galèrent pour boucler les fins de mois !

Pensez-vous qu’Erasmus développe ce qu’on pourrait appeler « un sentiment européen » ?
A la base, je ne me sens pas particulièrement Française : je me verrais bien vivre n’importe où. J’ai beaucoup de mal avec les gens qui se restreignent, qui ne voient pas les choses dans leur globalité. Je continue à « vendre » Erasmus : on m’en reparle très souvent, je reçois des tweets de demandes sur Erasmus. Et je réponds à chaque fois « il faut que tu le fasses ! ». On a peu d’opportunités de voyager un an sans perdre une année scolaire.

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