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Les ambassadeurs

Faire un stage en Roumanie et découvrir une nouvelle culture

Anne-Laure, 22 ans, est partie en Roumanie.

Roumanie - Stage

Anne-Laure ne s’attendait pas à d’aussi belles rencontres, à un accueil aussi chaleureux, à une telle plongée dans le quotidien des Roumains. C’est le parfait état d’esprit du voyageur : ne pas attendre pour mieux rencontrer, mieux découvrir.

A quel moment de votre vie êtes-vous partie en Erasmus+ ?
J’étais en deuxième année de mon DUT Génie biologique, option génie de l’environnement, à l’université François Rabelais de Tours. Un stage de douze semaines était obligatoire en fin d’année, et c’est dans ce cadre que je suis partie, d’avril à juillet 2016.

 

Vous voulez dire que vous êtes partie en stage ?
Exactement, dans une entreprise qui gérait les déchets – Eco Bihor – dans la ville d’Oradea. J’assurais le suivi du compost dans la chaîne de traitement. Et j’ai mené des études documentaires dans le but de déposer un projet de loi sur le traitement des déchets, une forme de lobbying.

 

A quoi ressemble Oradea ?
C’est une ville moyenne, un peu moins grande que Tours. Là-bas, je logeais en résidence universitaire. Les villes roumaines sont marquées par l’architecture communiste, la grisaille des bâtiments, le mauvais état des habitations. En revanche, l’accueil m’a beaucoup surprise : les gens de l’université et de l’entreprise ont fait très attention à moi, j’ai été reçue dans les familles, j’ai beaucoup voyagé, je me suis fait facilement des amis.

 

Quel accueil avez-vous reçu à votre arrivée ?

Quand je suis arrivée à l’aéroport de Timisoara, un enseignant m’attendait. Puis d’autres personnes de l’université m’attendaient pour m’emmener à ma résidence universitaire. Le lendemain, c’était mon directeur de stage qui m’attendait pour m’emmener à l’entreprise. Les premiers jours, j’étais perdue et j’ai facilement pu me rattacher à des gens qui étaient là pour moi.

 

Quel est votre meilleur souvenir sur place ?
La rencontre avec mes deux amis, en résidence universitaire. J’ai rencontré le premier dans les couloirs. Je ne parlais pas du tout roumain ; lui ne parlait pas anglais. Mais nous nous sommes rendus compte que nous parlions espagnol, une langue dans laquelle nous discutons encore aujourd’hui. Puis j’ai rencontré un deuxième ami, et tous les trois nous formions comme un petit groupe. Je leur dois tout ce que j’ai appris et découvert en Roumanie, notamment les manières de faire, les habitudes qu’on ne trouve pas dans les livres.

 

Vous nous donnez un exemple ?
On prenait le taxi parfois, et un jour j’ai donné l’appoint, c’est-à-dire la somme exacte demandée. Ca ne se fait pas là-bas : on donne toujours l’arrondi parce que la valeur de l’argent est beaucoup moins élevée qu’en France. Je ne me rendais pas compte parce qu’en France, tout est compris dans le prix. Je me suis sentie mal à l’aise, je me suis trouvée désobligeante alors que j’ai quand même un confort de vie. Cet exemple ainsi que beaucoup d’autres m’ont fait me remettre en question.

 

Avez-vous gardé contact avec vos amis ?
Bien sûr ! J’ai gardé contact avec trois Roumains. Les deux garçons dont j’ai parlé sont partis aux Etats-Unis. Et j’ai gardé contact avec Emma, une Roumaine que j’ai revue cet été pour son mariage.

 

Que faites-vous aujourd’hui ?
Je suis en école d’ingénieurs, Polytech à Tours, en 2ème année du cycle ingénieur (bac+4). Mon voyage en Roumanie m’a d’ailleurs aidé à intégrer cette école puisque lors de l’entretien par Skype, le jury est passé à l’anglais ; j’aurais été moins fluide si je n’étais pas partie.

 

Après ce voyage en Roumanie, vous sentez-vous différente des autres étudiants ?
Un peu, oui, dans l’ouverture d’esprit générale, la curiosité des autres cultures, des choses nouvelles.