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Les ambassadeurs

Etudier en Allemagne et faire son stage en Belgique

Léa, Etudiante

Allemagne & Belgique - Formation

Léa est partie deux fois grâce au programme européen – d’abord pour ses études puis pour un stage – Elle a aussi rencontré l’amour via Erasmus + chez elle, à Strasbourg. La totale.

Racontez-nous votre premier voyage…
C’était en 2014, j’avais 21 ans. J’étais en troisième année de Licence LLCE (langues, littérature et civilisations étrangères) à l’université de Rennes 2. Je suis partie en Erasmus+ dans une université allemande, à Leipzig pendant deux semestres.

Et comment s’est passé votre retour ?
Très bien, et rapidement, j’ai voulu repartir. En rentrant à Strasbourg, j’ai commencé mon master Politiques européennes à Science Po. En deuxième année de master, il y avait un stage de fin d’étude à faire. J’ai trouvé la structure d’accueil – une fédération de syndicats, à Bruxelles – sur Internet, je leur ai envoyé une candidature spontanée. Puis, j’ai fait ma demande de bourse auprès d’Erasmus+.

Les démarches ont-elles été faciles ?
Pas toujours ! J’ai fait une demande en mars, le dossier a été accepté en mai, et je n’ai touché la bourse qu’en septembre… sachant que je finissais mon stage en juillet. Heureusement, la structure qui m’accueillait en stage prenait en charge mon loyer et mes transports ; par ailleurs, j’ai touché une bourse de la région Alsace appelée « Boussole » ainsi qu’une aide de mes parents. J’ai ainsi pu faire mes cinq mois de stage auprès du secrétaire politique de la fédération : je prenais les rendez-vous, j’organisais les stages de traduction, je rédigeais beaucoup…

Quelles différences voyez-vous entre ces deux voyages ?
En Erasmus+ stage, il y a moins d’encadrement et on ne rencontre pas d’autres Erasmus ; c’est avant tout un dispositif financier. Au contraire, lorsque je suis partie comme étudiante, il y avait des associations étudiantes qui nous accueillaient, il y avait plus de rencontres.

En parlant de rencontres, vous en avez d’ailleurs fait une importante…
Oui, lorsque j’étais à Science Po Strasbourg, de retour de Leipzig, j’ai rencontré Corentin. Il était Allemand et faisait son Erasmus+ dans la capitale alsacienne, à Science Po lui aussi. Nous n’avions pas de cours ensemble mais un programme de l’école mettait des étudiants en relation pour progresser en langues. C’est comme ça que nous nous sommes rencontrés. Et nous sommes toujours ensemble !

Après ces expériences européennes, quels sont vos conseils aux jeunes qui hésiteraient à partir ?
Il faut oser ! Certains n’ont pas envie de partir parce qu’ils ne veulent pas quitter leurs repères ; mais Erasmus+ reste encadré, on n’arrive pas seul dans une ville, il y a des associations étudiantes, la possibilité de rencontrer plein de gens dont certains sont sans repère, comme nous. C’est rassurant.

Que vous ont apporté ces expériences ?
Je me sens plus autonome dans la vie de tous les jours, pour me débrouiller, faire des démarches ; et puis j’ai encore beaucoup d’amis que je vois régulièrement, des Belges, des Suisses, des Roumains et même des Français.

Où travaillez-vous aujourd’hui ?
Je travaille au conseil départemental du Bas-Rhin. Je suis en charge des projets européens et transfrontaliers sur la question des seniors. Grâce à Erasmus+ je parle couramment allemand, ce qui était un critère de recrutement. Avec ce travail, je baigne dans un milieu européen où beaucoup de nationalités se côtoient ; Erasmus+ m’a permise d’être plus à l’aise dans ce milieu.

 

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