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Vie connectée

Europeana : le patrimoine européen à portée de clic

Le 21 juin 2015

Europeana, la bibliothèque numérique donnant accès à 300 millions de documents numérisés représentatifs du patrimoine culturel européen.

Le numérique est un enjeu  grandissant pour l’Union européenne. L’Assemblée Digitale Européenne s’est tenue récemment. Y étaient discutées les grandes lignes du plan numérique et particulièrement l’avenir de la 5G. La numérisation des données du patrimoine européen aussi. Derrière ces quelques mots un peu barbares se cachent une idée fédératrice : Europeana, la bibliothèque en ligne de l’Europe.

Europeana n’est pas une MOOC (Cours En Ligne Ouvert et Massif) à proprement parler mais une bibliothèque numérique donnant accès à 300 millions de documents numérisés représentatifs du patrimoine culturel européen.  Ce n’est pas tout ! Plus de 3000 collections de bibliothèques mais aussi de musées comme le Louvre ou le Rikjsmuseum d’Amsterdam, sont disponibles dans 21 langues différentes.  Au total,  plus de 2500 institutions qui ont mis en commun et numérisé leurs ressources.

Le projet Europeana n’est pas nouveau pour autant. En 2005, l’ancien président français, Jacques Chirac, a lancé l’idée. Il a fallu attendre 2008 pour que ce projet voit le jour et ses couts se sont élevés à hauteur de 100 milliards d’euros, ce qui montre bien l’importance de la culture  dans les politiques européennes. A « l’ Histoire de tous », la Commission a donc répondu par « partage pour tous » !

Et le projet a fait une belle et longue route depuis son lancement et il s’est décliné dans plusieurs domaines :

Europeana Tech fait la part belle à la technologie.  Les musiques et enregistrements historiques vocaux  sont aussi compilés dans Europeana Sounds qui propose une découverte de l’Europe par l’ouïe.  L’actualité de la myriade d’organes de presse européens est réunie dans le volet Europeana Newspapers.  Le 7ème et 8ème Art sont mis à l’honneur respectivement par les récentes branches Europeana Film Gateway et Europeana Photography.

Et l’idée n’est pas prête de s’arrêter en si bon chemin. Seulement 10% du patrimoine a été digitalisé. De ces 10%, seulement un tiers est actuellement disponible en ligne  et une infime fraction, 3%, a été utilisée. Si la machine est en place, il faut alimenter ce qui pour vocation à devenir « l’incubateur, la structure où naissent les grandes idées européennes » selon Lizzy Jongma du Rikjsmuseum.

Le projet Europeana présente bien plus que des résultats positifs en matière de politique culturelle. La contribution d’Europeana a pour objectif, parmi d’autres, d’améliorer les chiffres du tourisme et la qualité de la recherche internet…  ou universitaire. Car le secteur de l’éducation et de la formation sont bien entendu dans la ligne de mire de ce programme au potentiel titanesque : est-ce la genèse d’un Wikipedia européen ? Si l’utilisateur n’a pas le même rôle dans les deux systèmes, c’est toujours bien lui qui est au centre de l’entreprise. C’est là l’ultime philosophie  d’Europeana : réunir les européens autour de leur histoire commune et les connecter pour construire ensemble une Europe  où la culture est non seulement partagée mais aussi à portée de clic. Le déclic ne sera plus qu’une question de curiosité.

« Nous avons des siècles de culture dans nos poches. Dans nos téléphones, dans nos ordinateurs ? Ce que nous en faisons se réduit à notre propre curiosité. » Georgi Gospodinov – Ecrivain Bulgare

 

 

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